activités autour de Césaire, le veau vert ( en libre accès dans la rubrique « adopter »)

L’enseignant pourra commencer par la lecture instructive de « ma vie » seul livre écrit par Chagall, en français. Il l’a écrit dans une langue assez belle, poétique, imagée, et le lire nous en dit beaucoup sur ce que représentent ses tableaux. On pourra en profiter pour voir également des icônes. Dans les tableaux de Chagall, on a tout autant affaire au réel et au rêve, on peut alors avec les enfants, étudier dans les représentations de tableaux, ce qui est du domaine du réel, et ce qui est plutôt du domaine du rêve, de l’imagination. Parfois, c’est presque rien qui transforme le réel, par exemple, juste la couleur ( comme le veau vert)

Avec les plus grands ( CM ) on peut jouer à faire, sur deux colonnes, des listes de choses réelles, et à côté, les transformer : une fauteuil devient un gros crapaud. Un phare, un oeil de voiture… Et faire deux dessins : un, composé des vrais objets, l’autre, des objets transformés. Puis, découper, mêler. Même chose, ensuite, en texte. Remplacer  » phare » par oeil, etc…  nota bene : J’ai, sur ce thème, écrit un petit album « le voyage extraordinaire de petit Pierre » illustré par Charles Dutertre chez Nathan.

On trouve aussi beaucoup de jeux de mots, dans ce texte, à partir du mot « veau », mis à toutes les sauces ! Ils peuvent en fabriquer eux aussi, bien sûr, c’est. Et à partir d’autres mots. C’est le jeu des mots-valises.

Le texte fait aussi appel à la notion de  » différence » mal acceptée. J’ai souvent écrit sur ce thème : « Emile, bille de clown, » chez Bayard.  » Coup de théâtre à l’école » chez Bayard aussi, « la danse de l’éléphante »  chez Actes Sud… cela peut être l’occasion de faire réfléchir les enfants sur le rejet de l’autre à cause de son apparence physique, sur l’impact des moqueries, leur faire jouer, chacun, le rôle du bouc émissaire face aux quolibets. Leur demander de trouver des réparties bien senties pour désamorcer la riposte par la violence. Cela fait mesurer le poids des mots.

que faire avec le bateau rouge d’Oscar ?

Le bateau rouge d’Oscar est un beau grand album publié chez Flammarion et illustré par Amandine Piu. .

j’ai fait des animations en école maternelle autour de cet album. On se demande, avec les enfants, ce que devient le petit bateau parti vers l’horizon. Chacun fait une proposition, on en fait une liste, et on tente, à partir de cette liste, d’ordonner, de coordonner le catalogue des faits.

le plus : j’étais venue avec un bateau rouge, et même, deux bateaux. Je les ai déposés derrière la porte de la classe. A un moment, mon téléphone a sonné ( la maîtresse, en catimini). Elle a dit qu’elle était la mouette Coquillette, et qu’elle voulait parler à Oscar ( il y en avait un dans la classe) et à l’enfant stupéfait, elle a affirmé qu’elle avait vu son bateau sortir de la mer, s’en retourner en ville, vers l’école. Ensuite, ça a frappé à la porte, Oscar est allé ouvrir. Et là, se tenait le bateau rouge, trempé d’eau par les soins d’une maîtresse.

Stupéfaction garantie ! Et mille aventures, à partir de là, suggérées. qu’on écrit, qu’on illustre.

En préambule

Je ne ferai dans cette rubrique, aucune distinction entre livres dits pour les enfants, la jeunesse, et les autres. Parce que l’âge du lecteur, pour moi, n’est pas l’indice que nous avons affaire à un récit plus ou moins complexe, ni d’une qualité d’écriture différente. Nous sommes, définitivement, petits et grands, « faits de la même étoffe : celle de nos rêves » comme en eut l’intuition ce grand magicien de Shakespeare ( enfant, ne le connaissant ni d’Eve ni d’avant, je prononçais « Chat- qu’est-ce- paix-art » quand je lisais ses « Contes » dans le grand livre doré sur tranche – et pas une seule fois, j’ai supposé qu’il écrivait pour plus grands que moi…)

J’aime qu’un écrivain, un poète, parle à tous, et à chacun.