Bonne année 2014

Par ce poème à partager avec qui vous voulez, je souhaite à chacun une bonne année 2014.

Avec toute mon amitié

Jo.Hoestlandt

Vous  trahis, vous perdus, vous abandonnés

Vous au cœur percé, papillons épinglés,

Vous misère, vous lassés de tout,

Vous sans demain sans présent sans hier,

Vous errant dans le brouillard blanc

Vous qui plus avancez moins y voyez clair

Vous qui tremblants

vous demandez maintenant

Où sont nos îles, où sont Où nos ailes ?

Cette année prenez  oui prenez je vous en prie

ces mots comme maison

Comme pays.

Vous qui plus rien ne dîtes

Ni le vrai ni le faux ni le mal ni le bien

Vous à la parole coupée

Vous que la stupeur rend muets

Vous piétinés déchirés enragés

Vous oiseaux fous

Qu’une épine de rose jusqu’au cœur a percé

Vous qui sans jardin, clés égarées, seuls, vous demandez

Où sont nos ils, où sont nos elles ?

Cette année prenez, oui prenez je vous en prie

ces mots comme maison

Comme pays.

Vous  accusés, vous qui tête basse

aux yeux comme portes fermées

Vous désastre par les astres déserté

vous au cœur brisé, sans rêve, vous résignés

Vous au fond de l’eau au fond du verre

Vous qui à la vie à l’envers

Vous sans amour par tous les loups dévorés

Sans soleil matin et sans manteau le soir, sans espoir,

Vous sans rivage sans bateau ni voyage

Vous désolés, désarmés, vous qui demandez

où sont nos îles, où sont nos ailes ?

Cette année prenez, oui prenez je vous en prie

ces mots comme maison

Comme pays.

C’est pour vous que j’écris.

Bonne année 2016

A tous, bonne année 2016.      Jo.H

 

Merci pour les yeux !
Pour voir ce qu’il y a à voir de merveilleux
Vraiment il n’y a pas mieux,
Alors merci pour les yeux !

Merci pour mes oreilles
moins grandes que celles de l’âne
mais pour un usage pareil,
alors merci pour ces oreilles !

Merci pour le visage entier
Même pour les rides qui affluent
et le parcourent comme des rues
merci pour ce visage entier.

Merci pour ce corps, tant que j’y suis
Qui à son âge debout tient encore
Et pour le cœur en son coquillage
Merci pour ce corps, tant que j’y suis.

Merci pour la parole donnée
l’art de jouer de la plume et des mots
la petite musique en allée du piano
Merci pour la parole donnée.

Pour les couleurs, merci beaucoup !
le vert des yeux, le rose des joues,
le rouge du sang, les bleus aux genoux,
merci même pour le gris des cheveux.

Merci pour les idées, pensées,
Trouvées, perdues, retrouvées,
les rêves comme tourterelles, envolés,
oui, merci pour les idées.

Merci pour cette vie
la solitude, les moments d’amitié
Sur cette terre pleine de bruits
Et pour le silence qui la finit

Merci pour cette vie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bonne année 2015

oui, cette année-là, terrible, il y en a eu deux.

A TOUS, A CHACUN,

Marcher.  Non pour aller loin,

au bout de la ligne au bout du cahier…

Marcher pour laisser le temps au monde

de venir à soi et s’y fondre,

s’effacer.

Respirer.  Non pour prendre l’air,

avoir l’air ou s’en donner…

Mais pour l’apprendre,

comme on apprend l’air d’une chanson

avant de la chanter.

Rêver.  Non pour oublier, se consoler, se réfugier,

se perdre dans les nuages…

Mais  pour le rose dans le rouge

le bleu dans le noir, faire un bouquet,

composer.

Prier.  Non pour supplier, s’extasier, toucher au ciel…

Mais se mettre à genoux,

à hauteur d’enfant,

De tout ce qui rampe sur la terre

Comme un ver.

S’étonner. Non pour s’effrayer, regretter.

Mais pour douter, se dérouter, se perdre…

Trouver l’ombre et la lumière

Comme la balle perdue trouve son but.

Par hasard.

S’ouvrir. Non comme un compte, un magasin.

Mais comme porte ou fenêtre, qui donne sur…

Ou comme  cet enfant

Qui s’ouvre le genou en tombant.

Rouge –sang.

Jo.H

Bonne année 2015

Bonne année 2015, les amis.

Votre Jo. H

 

Il pleut sur Paris aujourd’hui

et sur la page transparente de nos vitres

où les gouttes d’eau s’alignent.

Chacune trace les signes grelottants

d’une mystérieuse histoire où la vie

s’écrit en tout petit, tremblant.

Mais persiste, et signe.

Et dans chaque goutte si fragile

tombée si bas de si haut

portée transportée éclaboussée sanglotée,

qu’un rien peut déchirer liquider briser

je vois tout un monde, un univers entier,

réduit à si peu, tremblant…

Mais qui persiste, et signe.

Scotchée aux carreaux

accrochée aux roses jusqu’au bout des épines

coulante et dégoulinante, usante,

cloque de varicelle sur la peau du mur

œil minuscule et brillant de loup sans loup

chaque goutte reste aux aguets, tremblant.

Persiste et signe.

Que chacun de vous,

goutte parmi les gouttes,

porté, transporté, éclaboussé, sangloté,

contenant un monde entier

qu’un rien peut déchirer, liquider, briser,

soit cet œil de loup sans loup, brillant,

et même tremblant,

persiste et signe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bonne année 2013

Je voudrais une année de songes

songes aux nuits d’hiver si longues…

Je voudrais une année bohême,

de nuage en nuage,

de je t’aime en je t’aime,

une année vagabonde.

Je voudrais une année

sans rien ni personne à condamner,

une année à l’avance consolée, pardonnée,

sans adieu ni remords,

où demain en main tendue main tenue,

chacun revienne à la ronde humaine

comme un refrain perdu.

Je voudrais voir cette année

toutes les saisons réunies

le bleu le blanc le rouge,

et le vert sans le gris.

S’il pleut que ce soit gaiement

et ailleurs que dans nos cœurs !

Et que d’un seul battement de cil

nos larmes s’en retournent aux crocodiles !

Je voudrais que cette année soit celle

du bel âge que tout étonne

mais que rien ne dérange,

la bête et l’ange.

Une année où tous les jours

nous soient légers et vifs,

inattendus et doux

comme tout petits bisous dans le cou.

 

Bonne année 2013

  1. H

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bonne année 2012

Bonne année 2012

Et si tu veux faire mon bonheur,

Marguerite, Marguerite….

 

Si tu veux faire mon bonheur, ami-lecteur,

Ne me donne qu’un petit, tout petit

Bout de ton cœur.

Juste assez pour y cacher

Une toute, toute petite maison

murs de papier, toit de mots doux,

Ecrits rien que pour nous.

 

 

Si tu veux faire mon bonheur, ami-lecteur,

Ne m’emmène pas faire le tour

de la terre

Laisse -moi plutôt, tourner en solo,

Dans un tout, tout petit bal populaire,

Sur une chanson d’amour

un air très très trémolo.

 

 

 

 

Si tu veux faire mon bonheur, ami-lecteur,

Pas de ciel bleu vertigineux

Ni de grand large, rien de profond.

Juste un nuage,

Ou son ombre… ou alors un flocon ?

Il sera pour moi le ciel et la terre

Contiendra tout l’univers

 

 

Si tu veux faire mon bonheur, ami-lecteur,

Dans ce petit jardin abandonné là-bas, invite-moi.

J’y rattraperai l’enfant que j’ai été

Et qui m’attend pour jouer.

Un brin d’herbe entre les doigts

Elle siffle pour appeler son chien.

Je viens.

 

Jo.Hoestlandt

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bonne année 2011

 

Bonne année 2011

 

Certaines années, comme certains étés, sont meurtriers.

Ce que fut pour moi l’année passée.

Je voudrais ici confondre en ces lignes ceux qui sont encore

Et ceux qui n’y sont plus, dire à tous que je les aime encore

Et toujours plus, même si quelque part quelqu’un a tiré

Des coups de fusil que personne n’a entendus.

 

Je voudrais que ces mots de début d’une autre année

Vous donnent le feu sans le fusil, le rouge sans le sang versé.

L’éblouissement qui ne vient pas de la lumière

mais de la nuit ensemble traversée.

Le souffle qui ne sera jamais le dernier,

Que personne ne rend, que le voleur peut garder.

 

Je voudrais que ces mots de début d’une autre année

Prennent à ceux qui n’ont rien pour donner à ceux qui ont tout,

Ce qui leur manque, à savoir se mettre à genoux,

Pour enfin voir le monde à hauteur d’enfant,

Qui caresse de la même main chat câlin et chien errant.

Que chacun revienne à la vie par la grâce d’un baiser.

 

Je voudrais que ces mots de début d’une autre année

Vous fasse enfin retrouver ce foutu temps perdu

Et que vous le perdiez à nouveau, cette fois de bon gré,

Pour  le  laisser à un autre qui n’en a plus.

Et que les combats corps – accord, de la nuit à l’aurore,

De l’aurore à la nuit, nous sauvent tous de l’horreur et de l’ennui.

 

Bonne et heureuse année.

Jo.H

 

 

 

Bonne nouvelle année 2010 A vous qui m’accompagnez. Jo.H

 Il était une fois…lit-on aux enfants,

Dans le noir, le soir…

Et cette fois-là, chacun croit

Qu’elle n’arrive qu’une fois,

Par miracle…

 

Or, il est une fois chaque fois

Que j’ouvre les yeux et que je vois

Tout ce que je vois,

Et qui est là

A chaque fois…

 

Ce que je vois est simple à pleurer…

C’est toi qui te réveilles à mes côtés,

C’est une miette d’étoile dans les yeux de l’enfant,

qui comme Dieu triomphant,

nomme tout sur la Terre.

 

Ce que je vois est beau sans aucune vanité.

C’est le tout petit baiser

Que personne n’a osé,

C’est, suspendue comme l’oiseau sous le vent,

La caresse qui attend de se poser.

 

Ce que je vois n’est à personne

Et personne ne peut le prendre ni le serrer.

C’est la neige qui tombe en couronne

Sur le front baissé des hommes

Qui ne règneront jamais sur personne.

 

Tout ce que je vois est mystère.

De la rose penchée à la petite fille solitaire

Partageant peut-être le même rêve

La même vie brève

Qu’un même charme peut briser.

 

Ce que je vois n’a pas besoin de ma voix,

Pas besoin de moi, en vérité.

Pas plus que les rêves n’ont besoin de la nuit,

ni de l’aurore pour être oubliés.

Ce que je vois n’a pas besoin de mots pour être sauvé.

 

Cela est, une fois, mille fois, et cela sera

Tout autant cette année que toutes les fois

Qui étaient autrefois.

Tout, peut-être, peut être merveilleux…

Alors petits et grands, jeunes et vieux,

faites de beaux rêves,

 

Sans jamais fermer les yeux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bonne année 2009

A tous, mon désormais rituel poème de vœux,

 

 

Dîtes- lui que vous l’aimerez toujours,

Dîtes-lui.

Dîtes-lui qu’il vous est égal d’être si petit,

Si petite, incapable, mortel,

Puisque c’est pour tenir, en entier,

Dans cet amour-là que la vie vous a donné.

 

Dîtes-lui  que vous l’aimerez toujours

Dîtes-lui,

Que sous la neige de votre peau

Au creux du  berceau renversé de sa cage d’os

Votre cœur, cet oiseau  rouge  trempé de sang

Chante encore comme un enfant.

 

Dîtes-lui que vous l’aimerez toujours

Dîtes-lui.

Dîtes-lui que l’hiver qui vient

Tout autant que la neige appelle le feu

Et que si passe un peu de blanc dans vos cheveux

C’est qu’un nuage, orphelin, s’y promène un peu.

 

Dîtes-lui que vous l’aimerez toujours,

Dîtes-lui,

Et que même quand vous ne l’aimerez plus

Vous l’aimerez encore, encore plus,

Car bien malin qui peut dire quand l’amour n’est plus,

Et où s’est caché ce petit bout d’étoile perdu.

 

Dîtes- lui que vous l’aimerez toujours

Oui,

Dîtes-lui

ces mots-là, ces mots vivants

Puisque c’est pour la vie

Que vous êtes amants

Que vous êtes amis

Que vous êtes unis.

 

Bonne, très bonne  année 2009

Jo.H

 

Bonne année

 

J’en sais rien

moins que personne

moins que le chien

qui s’est enfui et retrouve son chemin

que l’hirondelle qui reconnaît l’automne

j’en sais rien, moins que personne

moins que l’escargot

qui se réveille d’une goutte d’eau

que la graine germée sous la terre qu’on bétonne

j’en sais rien, moins que personne

moins que la pierre

qui ne dit rien des morts qu’on enterre

que l’aveugle maladroit qui trébuche et tâtonne

J’en sais rien, moins que personne

et surtout moins que l’enfant

qui vole sans aile et fait semblant

d’être un avion, ou un ange, et papillonne

j’en sais rien, moins que personne

mais tout ce que je n’ai pas

que la mer recouvre déjà

que la neige effacera

             je vous le donne.