bonne année 2017

Bonne année 2017 :

Jo H.

De préférence

Puisque tout commence,
ou recommence
en ce premier jour émergeant comme navire face au vent,
à la pâle obéissance
préférer l’insolence
fleur d’impatience.

Puisque tout se lève
ou se relève
sous le premier soleil rougissant comme coquelicot vermeil
Au sanglant désastre
préférer le doux astre
feu folâtre.

Puisque tout se joue
se rejoue
entre chiens et loups face à face, dévorant l’horizon,
A la glace qui fige
préférer l’eau vive
moins définitive.

Puisque le bruit court enfin
que le monde court à sa fin
au premier coin de rue s’offrant aux pas perdus
A l’arrivée à bon port
préférer perdre le nord
et son temps et la tête plus encore.

Puisque tout nous sépare, nous dépare,
ne pas s’arrêter à la gare,
au premier tournant d’un rêve trop connu.
Au réveil décevant,
préférer le rêve suivant,
et à la neige les lilas blancs.

Bonne année 2014

Par ce poème à partager avec qui vous voulez, je souhaite à chacun une bonne année 2014.

Avec toute mon amitié

Jo.Hoestlandt

Vous  trahis, vous perdus, vous abandonnés

Vous au cœur percé, papillons épinglés,

Vous misère, vous lassés de tout,

Vous sans demain sans présent sans hier,

Vous errant dans le brouillard blanc

Vous qui plus avancez moins y voyez clair

Vous qui tremblants

vous demandez maintenant

Où sont nos îles, où sont Où nos ailes ?

Cette année prenez  oui prenez je vous en prie

ces mots comme maison

Comme pays.

Vous qui plus rien ne dîtes

Ni le vrai ni le faux ni le mal ni le bien

Vous à la parole coupée

Vous que la stupeur rend muets

Vous piétinés déchirés enragés

Vous oiseaux fous

Qu’une épine de rose jusqu’au cœur a percé

Vous qui sans jardin, clés égarées, seuls, vous demandez

Où sont nos ils, où sont nos elles ?

Cette année prenez, oui prenez je vous en prie

ces mots comme maison

Comme pays.

Vous  accusés, vous qui tête basse

aux yeux comme portes fermées

Vous désastre par les astres déserté

vous au cœur brisé, sans rêve, vous résignés

Vous au fond de l’eau au fond du verre

Vous qui à la vie à l’envers

Vous sans amour par tous les loups dévorés

Sans soleil matin et sans manteau le soir, sans espoir,

Vous sans rivage sans bateau ni voyage

Vous désolés, désarmés, vous qui demandez

où sont nos îles, où sont nos ailes ?

Cette année prenez, oui prenez je vous en prie

ces mots comme maison

Comme pays.

C’est pour vous que j’écris.

Bonne année 2016

A tous, bonne année 2016.      Jo.H

 

Merci pour les yeux !
Pour voir ce qu’il y a à voir de merveilleux
Vraiment il n’y a pas mieux,
Alors merci pour les yeux !

Merci pour mes oreilles
moins grandes que celles de l’âne
mais pour un usage pareil,
alors merci pour ces oreilles !

Merci pour le visage entier
Même pour les rides qui affluent
et le parcourent comme des rues
merci pour ce visage entier.

Merci pour ce corps, tant que j’y suis
Qui à son âge debout tient encore
Et pour le cœur en son coquillage
Merci pour ce corps, tant que j’y suis.

Merci pour la parole donnée
l’art de jouer de la plume et des mots
la petite musique en allée du piano
Merci pour la parole donnée.

Pour les couleurs, merci beaucoup !
le vert des yeux, le rose des joues,
le rouge du sang, les bleus aux genoux,
merci même pour le gris des cheveux.

Merci pour les idées, pensées,
Trouvées, perdues, retrouvées,
les rêves comme tourterelles, envolés,
oui, merci pour les idées.

Merci pour cette vie
la solitude, les moments d’amitié
Sur cette terre pleine de bruits
Et pour le silence qui la finit

Merci pour cette vie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bonne année 2015

oui, cette année-là, terrible, il y en a eu deux.

A TOUS, A CHACUN,

Marcher.  Non pour aller loin,

au bout de la ligne au bout du cahier…

Marcher pour laisser le temps au monde

de venir à soi et s’y fondre,

s’effacer.

Respirer.  Non pour prendre l’air,

avoir l’air ou s’en donner…

Mais pour l’apprendre,

comme on apprend l’air d’une chanson

avant de la chanter.

Rêver.  Non pour oublier, se consoler, se réfugier,

se perdre dans les nuages…

Mais  pour le rose dans le rouge

le bleu dans le noir, faire un bouquet,

composer.

Prier.  Non pour supplier, s’extasier, toucher au ciel…

Mais se mettre à genoux,

à hauteur d’enfant,

De tout ce qui rampe sur la terre

Comme un ver.

S’étonner. Non pour s’effrayer, regretter.

Mais pour douter, se dérouter, se perdre…

Trouver l’ombre et la lumière

Comme la balle perdue trouve son but.

Par hasard.

S’ouvrir. Non comme un compte, un magasin.

Mais comme porte ou fenêtre, qui donne sur…

Ou comme  cet enfant

Qui s’ouvre le genou en tombant.

Rouge –sang.

Jo.H