Le PERE CASTOR

Je sais comme nombre de parents et d’enfants sont attachés à la mythique collection des albums du Père Castor chez Flammarion et je vous informe donc que sont sortis en librairie, ce mois-ci, deux albums que j’ai écrits.
Le premier est un petit format et s’intitule  » Oh, les beaux châteaux! » se passe à la plage en compagnie de deux, puis trois, puis quatre ou cinq enfants, chacun ajoutant sa touche à l’édifice avant que la mer n’ait le dernier mot, à moins que…
Les illustrations sont d’Amandine Piu, dont vous aviez été très nombreux à admirer le talent dans un autre de mes albums paru chez le même éditeur et qui s’intitulait  » Le bateau rouge d’Oscar.« 


Le second est un très grand album intitulé : «  Mon père -hélicoptère » . Je souhaitais lui donner le titre : « Mon hélicopère » ! que je trouvais génial, mais mon génie n’a pas été suffisant pour l’imposer !!! l’éditrice craignant d’être submergée de messages indiquant qu’il y avait eu une faute de frappe dans le titre, ce qui eût été fâcheux, of course.
C’est l’histoire brève et drôlement, malicieusement illustrée par Héloïse Solt, d’un papa très protecteur avec sa petite fille dont il est, bien sur, le héros ! Un papa qui vous fait franchir, d’un coup d’aile, tous les obstacles.
Jusqu’au jour où… panne de moteur ?
Comment acquérir l’envie et la force qui poussent à l’autonomie, et de là, devenir « hélicoptère » pour autrui !

La retrouvée


Un livre sur un souvenir d’enfance, un moment de bonheur absolu…

Il est sorti cette semaine, ce tout petit modeste livre couvert de ses lignes de petits points rouges de coccinelles ; il s’appelle  » La retrouvée » et est heureusement paru dans la collection bien nommée de Petite Poche chez Thierry Magnier, à laquelle je contribue souvent avec des livres qui remportent parfois un beau succès, comme : « un anniversaire-camion » ,  » avoir un ami », ou  » Fourmidable ». Le dernier était  » La revanche des papillons » autobiographique et j’y attachais grande importance parce que j’étais parvenue à lui donner le ton exact que je recherchais ; il pouvait, comme les autres, se lire à n’importe quel âge, mais il n’a pas trouvé autant de lecteurs que je l’espérais. C’est ainsi, avec les livres comme avec les enfants, chacun va son chemin et certains, à notre grand désarroi, ne remportent pas les succès escomptés, et sont loin de mener la vie que l’on désirait pour eux.
 » La Retrouvée » donc ! voici le titre de ce nouveau et bref roman ! J’en aime beaucoup le titre, que je trouve très beau ; il évoque à la fois la perte, le temps qui passe, et le cadeau que nous fait le souvenir. Pour que la lecture en soit aisée, – le lectorat de cette collection dépasse souvent l’enfance, de jeunes ados en difficulté de lecture s’en approprient certains volumes ; et même des adultes et des personnes âgées trouvent là des thèmes simples qui les touchent profondément – mon éditrice a pris grand soin de la mise en page, ne séparant pas, sur ces toutes petites lignes, les mots d’un même groupe.
La retrouvée, c’est un souvenir d’enfance qui remonte à la surface ; un homme, qui a pris une chambre dans un grand hôtel en bord de mer, évoque avec délectation, un moment de bonheur absolu auprès de sa mère, jeune et belle, et toute à lui ce weekend-là, le suivant, dehors et dedans, dans ses jeux et ses rêves.
Ce récit d’un beau moment de vie, je l’ai pensé, imaginé, pendant ces périodes de confinement où la mer, son mouvement perpétuel, l’air et le vent, nous manquaient tellement. Je l’ai rêvé aussi parce que ma mère me manquait également. Et parce que nombre de mères, en cette mauvaise saison, étaient venues à manquer à nombre de gens. Je l’ai pensé parce que tout ce qui nous reste de bonheur, un jour, ce sont nos heureux souvenirs.
Je l’ai pensé encore à cause de l’éternité et de Rimbaud. Je l’ai pensé enfin à cause du souvenir que je gardais de cette couverture d’un Folio de Gallimard qui représentait le grand hôtel des Roches Noires à Trouville où Marguerite Duras a vécu ( photo due à Erik Poulet Reney – un ami auteur-jeunesse à la voix, sur les ondes, toujours chaleureuse et, chaque semaine, fidèle chroniqueur de nos oeuvres …)
Je le crois bien réussi ( en tout cas, une amie- écrivain, pour adulte elle ! l’a qualifié de » beau et lumineux » ce qui est tout ce que j’espérais. ) et je serai heureuse que nous nous retrouvions nombreux autour de ce souvenir, source de cette histoire, et d’autres souvenirs de la même veine, lumineux et tendres…

Ci-dessous, si ça marche, le lien vers la couverture du Folio que j’évoque, avec la photo due à Erik.

https://www.librairie-gallimard.com/livre/9782070416264-yann-andrea-steiner-marguerite-duras/

Et la chronique radio de Couleur Papier qu’Erik Poulet Reney vient de lui consacrer. Grand merci à lui pour cette lecture.

LA GAZELLE DE LA RUE BARBE t.4


Le tome 4 de la Rue Barbe est sorti depuis quelques semaines déjà, et je me laisse déborder ( je suis en train d’écrire le tome 5 ! )
C’est une belle aventure qui se poursuit. Notre petite bande d’enfants a rédigé un journal de Noël, chacun en a écrit un article, selon ses goûts : recette, blagues, article sur l’origine de Noël, Mystère dans la rue, etc. Un défilé de mode dans la neige, filmé par Jade qui ne tenait pas à défiler, l’arrivée inopinée de la sorcière qui se fera bombarder avec les moyens du bord, Nino qui se révèle preux chevalier, et toujours, le mystère qui tourne autour de l’enfant inconnu, ce petit Dimitri que seule Léa observe.
Noël sera-t-il l’occasion- malgré le froid !! – de se découvrir ?
Une belle mise en images de ma complice Irène Bonacina. Avec elle tout se déroule en belle légèreté. La finesse de son trait rend cet épisode doux et léger, enchanté, comme la neige qui tombe sur la rue et embellit tout ! « Jusqu’aux crottes de chien qu’elle transforme en meringues ! comme le remarque ce gourmand de Nino ! »
On vous attend, rejoignez la bande !

George Sand, l’audacieuse


La voilà enfin, ma George, à mettre entre toutes les mains à partir de 8 ans, dit Marie- Claude, la très aimable éditrice de cette collection Doc chez Bayard !
Une petite collection format poche où vous pouvez trouver une histoire biographique, et 5 pages purement documentaires qui ponctuent les chapitres. Assez d’illustrations pour que cela ne soit pas ennuyeux ( enfin, c’est le but ! ) Ici, elles sont de Beya Rebaï. Des titres divers, en littérature, en arts, en sciences, en histoire, allez y voir !L’intention : donner envie aux enfants de s’intéresser plus avant à cette discipline, à cette personne, à cette époque. Format poche, passe-partout, facile à trimballer !
L’histoire de vie est brève : difficile d’écrire une longue et riche vie en si peu de pages, une vraie gageure, il faut sans cesse faire des choix, ne surtout pas vouloir tout et trop en dire. Ce n’est pas le but qui est plus modestement d’éveiller l’intérêt.
J’ai beaucoup aimé me plonger dans l’histoire de sa vie, son autobiographie. J’ai lu quelques livres qui la racontaient bien, aussi : celui d’ André Maurois : Lélia, ou la vie de George Sand, George Sand à Nohant, de Michelle Perrot, passionnant, et une bio de George par Martine Reid, très vivante… Un hors série du Monde lui avait été aussi consacré. Et puis j’ai trouvé, en vacances, un énorme album des recettes servies à Nohant  » à la table de George Sand », avec des photos superbes de Nohant et des mets alors dégustés par la multitude de convives tous dignes de figurer dans le Bottin de l’époque : Musset, Liszt, Chopin, Delacroix, Flaubert et j’en passe !
George profonde ! est bien, comme elle se dit elle-même, l’enfant de son siècle, qui  » a bu à toutes les sources de vie et de mort ». Une auteur ( avec un e si vous y tenez ! ) dont on n’a souvent retenu que les extrêmes, ce qui la rendait scandaleuse, et ce qui la rendait « bonne dame ». J’ai découvert une bûcheuse extraordinaire, une femme de grande et bonne volonté, à l’enfance poignante, une amoureuse très libre, une écrivaine à la fois très imaginative et très réaliste, soucieuse de sortir de l’ombre ceux que les arts oublient, qui mena sa vie avec panache, seulement dépendante des élans de son coeur.


La rue Barbe, tome 3 : Le jeu des neuf familles



Je m’aperçois, à ma grande honte, que je n’ai pas encore répertorié ici le tome 3 de la rue Barbe, alors que j’en suis si contente, de cette série ! Chaque volume m’apporte son plein de vitamines et de vitalité ! Celui-ci n’est pas en reste.
De quoi s’agit-il dans ce tome trois ? ( Mais, je dois le rappeler, nul besoin d’avoir lu les deux premiers pour comprendre celui-ci ! )
La petite bande est invitée chez les De Soulac à un goûter festif. La maison de cette famille d’ancienne noblesse ressemble à un petit musée, tout objet a une histoire, attachée à la famille. Les autres enfants de la bande découvrent qu’eux aussi ont une histoire familiale à raconter, à partager. Léa, en particulier.
Tous finissent par se dire qu’une famille, c’est bien autre chose, sans doute, que celle attachée à un nom, à cette petite cellule restreinte qu’ils croyaient.
Qu’on est peut-être tous, des frères humains…

Je vous laisserai apprécier l’humour des situations, la tendresse qui s’en dégage, et la finesse d’interprétation d’Irène Bonacina ma chère illustratrice de cette série que nous éprouvons, toutes deux, beaucoup de joie à poursuivre, à augmenter, à affiner, embellir. Pour info, Irène jouit, à présent, de la très belle réputation du poétique album  » Esther Andersen » de Timothée de Fombelle, publié par Gallimard et fort justement encensé par toutes les presses..

Le tome 4 de la série sortira en novembre… pour les fêtes. Il est encore plus beau et on l’adore !


PRÊTS POUR LA FÊTE

C’est là le titre du deuxième volume des  » Neuf de la rue Barbe », sorti début septembre, comme annoncé.
Notre joyeuse bande d’enfants prépare la fête de la rue, moment que chacun voit à sa façon, mais que tous adorent.
Les filles ont envie de monter un chouette chorégraphie, AVEC les garçons qui traînent un peu les pieds, et rêvent plutôt d’animations…plus pétaradantes.
Au bout du compte ( du conte ?) et malgré les diverses surprises bonnes ou moins bonnes, la journée rester mémorable !

Nous nous sommes bien amusées, Irène Bonacina et moi, avec ce second volume de notre série. Les enfants prennent du caractère, sont à la fois uniques et solidaires, bref, nous, on les aime de tout coeur et on espère que vous partagerez notre plaisir.

Le troisième tome est déjà écrit, il s’intitule, pour le moment  » Le jeu des 9 familles » l’occasion pour chacun de parler aux autres de sa famille, des secrets, des états d’âme, des découvertes…
Il sortira mi – mai, et Irène s’y attelle dès à présent !

Le quatrième tome est déjà écrit aussi, et sera pour Noël 2021 ! Comme quoi, on voit loin !



sorties en presse

Ce mois-ci, en juin, sortie en presse de :
La princesse Heureuse, aux Belles Histoires, Bayard presse pour les 5 à 7 ans. Avec le CD. et illustré par Julia Spiers
– Drôle d’oiseau, aux Premières Belles Histoires, chez Bayard aussi, à télécharger si vous
le souhaiter sur le site Bayard, pour les enfants de 2 à 5 ans. Illustré par Sébastien Braun.
Le tout, tout beau, tendre et bien coloré. En vente actuellement chez votre marchand de journaux.
En avril était sorti «  Mamie de pain » en Premières Belles Histoires aussi, mais le confinement en a bien évidemment pourri la sortie, et je crains qu’il ne soit resté dans les cartons…
Mais pour les deux autres titres, il est encore temps– Drôle d’oiseau, aux Premières Belles Histoires, chez Bayard aussi, à télécharger si vous 
le souhaiter sur le site Bayard, pour les enfants de 2 à 5 ans. Illustré par Sébastien Braun.
Le tout, tout beau, tendre et bien coloré. En vente actuellement chez votre marchand de journaux.
En avril était sorti «  Mamie de pain » en Premières Belles Histoires aussi, mais le confinement en a bien évidemment pourri la sortie, et je crains qu’il ne soit resté dans les cartons…
Mais pour les deux autres titres, il est encore temps- Drôle d’oiseau, aux Premières Belles Histoires, chez Bayard aussi, à télécharger si vous
le souhaiter sur le site Bayard, pour les enfants de 2 à 5 ans. Illustré par Sébastien Braun.
Le tout, tout beau, tendre et bien coloré. En vente actuellement chez votre marchand de journaux.
En avril était sorti  » Mamie de pain » en Premières Belles Histoires aussi, mais le confinement en a bien évidemment pourri la sortie, et je crains qu’il ne soit resté dans les cartons…
Mais pour les deux autres titres, il est encore temps- Drôle d’oiseau, aux Premières Belles Histoires, chez Bayard aussi, à télécharger si vous
le souhaiter sur le site Bayard, pour les enfants de 2 à 5 ans. Illustré par Sébastien Braun.
Le tout, tout beau, tendre et bien coloré. En vente actuellement chez votre marchand de journaux.
En avril était sorti  » Mamie de pain » en Premières Belles Histoires aussi, mais le confinement en a bien évidemment pourri la sortie, et je crains qu’il ne soit resté dans les cartons…
Mais pour les deux autres titres, il est encore temps
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L’amour qu’on porte

PS : je corrige le site you tube qui est erroné :

https://www.youtube.com/watch?v=SsQkZoeKgRg 

 

Une amie inconnue – comme aurait écrit Supervielle, m’a envoyé cela ce matin, une lecture de cet album  » L’amour qu’on porte  » que j’avais écrit à la naissance de mon premier petit-fils Arthur – l’album était sort le jour de sa naissance ! pour mon père, le sien, et lui, afin de les relier, comme des nageurs dans le fleuve du temps.
Il portait en lui l’émotion profonde qu’on éprouve au moment où l’on sent qu’une page se tourne du livre de votre vie.
Ce jour-là, tout était bien.
Et puis mon père est mort, Arthur a grandi – il a eu 13 ans la semaine dernière, il arrive aux épaules de son père qui est encore dans la force de l’âge, un frère, une sœur l’ont rejoint que mon père n’a pas connus. Le livre n’a pas été réimprimé, c’est comme ça, c’est la vie.
Mais parfois les livres vivent bien au-delà de leur vie, bien au-delà du raisonnable. Ils deviennent film, dessin animé, ballet, pièce de théâtre, chanson, l’imagination des lecteurs est extraordinaire, et sans fin, tous les auteurs vous le diront.
On n’enterre jamais vraiment les histoires.

Dans cette bibliothèque belge de Nivelles, une jeune bibliothécaire ( je dis  » jeune » car quel que soit son âge que je ne connais pas, la voix est fraîche, la vie ne l’a point abîmée)
a tellement aimé ce livre que, durant ce temps incertain du confinement, elle a voulu le partager  avec tous ceux qui fréquentent sa bibliothèque, et elle nous l’offre, là, beau comme il y a 13 ans, à sa naissance. Accompagné d’un trio de Schubert qui l’enveloppe doucement…
Elle s’appelle Marielle, notre magicienne.
Et je lui dois un pur moment de bonheur.

Supervielle – oui, toujours lui, je l’aime beaucoup – écrivait ces mots parfaits, eux aussi :
que  » les mots vous frappent de loin comme balles perdues… » ( dans Les amis inconnus)
Ceux de  » l’amour qu’on porte « , et les belles illustrations de Carmen Segovia qui les accompagnent, ont frappé, de loin, par hasard, Marielle – de- Nivelles, et pour que ce ne soient pas mots perdus, voilà que de tout son cœur, elle les offre à tous, si simplement
qu’on se met à croire qu’en réalité, rien ni personne ne meurt jamais vraiment…
Il suffit d’un regard….
D’une voix…
D’une note qui s’obstine…
Tout s’éclaire.

 

LA GRANDE PEUR SOUS LES ETOILES

Les éditions Syros viennent de ressortir, dans son format initial, ce livre publié en 1993 et jamais épuisé, les éditrices successives de cette maison le considérant comme important dans l’histoire de la maison Syros.
Une petite cérémonie a été consacrée aux 30 ans de Syros et on m’a demandé d’y re-présenter mon livre qui avait été extraordinairement illustré par les clairs – obscurs de Johanna Kang qui n’exerce malheureusement plus comme graphiste aujourd’hui.
Le livre, qui raconte l’amitié entre deux petites filles en juillet 42 et comment cette amitié sera brisée par la guerre et les hommes qui la font, avait obtenu de grandes distinctions : le prix de Bologne, graal des éditeurs et des illustrateurs ! le prix du Bundestag ce qui m’avait tellement émue, le prix des bibliothèques américaines … et il avait été multi – traduit dès sa parution.
Je l’avais écrit pour parler très tôt, aux enfants, de cette période de la guerre, en France, moi je n’en  avais été informée que très tard, vers 13 ans. Et je croyais, alors que c’étaient les Allemands qui avaient arrêté les Juifs… J’étais loin de me douter que cela avait été le rôle de policiers français aux ordres d’un gouvernement dit de Vichy…
Mais pour moi, ce livre est maintenant et beaucoup le souvenir de belles conversations avec Claude Roy, qui composa une très forte préface à cet album, et avec qui j’entretins, ensuite, correspondance et amitié. Et cette préface, quand je la lis, entretient en moi le souvenir de sa voix, vite essoufflée, mais toujours portée à l’enthousiasme de dire et de raconter. A la recherche de bien penser et de bien dire ce que l’on aura pensé afin de le partager au mieux.
Ce livre, sans doute, beaucoup d’écoles et de bibliothèques l’ont déjà. Pour les autres, c’est l’occasion de le découvrir, afin que les enfants qui le liront nous posent ces questions que Claude Roy disait  » originelles et essentielles »…
J’y pense, aujourd’hui que son ami Jean Daniel l’a rejoint. Ils en avaient l’habitude et ils aimaient tant discuter ensemble…
Ils doivent en avoir des choses à se dire, privés l’un de l’autre depuis si longtemps…
Sous les étoiles.

LES NEUF DE LA RUE BARBE

Les voilà ! Tout frais sortis de leur cocon !
Le premier volume de ma première série « Les neuf de la rue Barbe« , une chronique gaie et tendre d’une petite bande d’enfants qui vivent tous dans la même rue, se rendent à la même école, et parlent ensemble des petits et grands évènements de la vie qu’ils vivent et créent, pour le dire un petit journal de rue.
Neuf enfants qui vous parlent, vous racontent ce qu’ils voient, ce qu’ils savent ou ignorent… et parfois, dans l’ombre, un passager clandestin.

Cette série est publiée par les éditions Bayard, illustrée avec beaucoup de talent par Irène Bonacina dont je vous invite à aller retrouver le travail sur internet. Son dessin est léger, réaliste et poétique en même temps, la rue comme si on y était !

Je me suis inspirée d’une petite rue de banlieue parisienne que je connais très bien, une rue sans importance, sans prétentions, maisons et jardins, bout à bout, un bar et puis c’est tout. Nombre d’entre nous habitent ce genre de rue-là.

Les éditions Bayard, sur leur site, lancent une collection de photos de rues où habitent les lecteurs, invités à la décrire en quelques mots. Si tout va bien, nous aurons une jolie et inédite géographie de nos lecteurs !

Bonne lecture à tous.

ci-dessous, le Graal ! la critique de Télérama par Michel Abescat !

9791036301704

Bon, j’ai vérifié, le lien marche bien. Je ne suis pas parvenue à vous mettre direct l’article sur la page, dommage. Mais déjà bien que je n’ai pas perdu tout le reste !!!

Et ci-dessous le commentaire de la librairie  » Les Arcades à Lons Le Saulnier, dans la revue Pages 

que je dévore chaque trimestre : plein d’articles, d’interviews sur les écrivains, leurs œuvres, rédigés par ceux qui les aiment  – on a l’impression d’être entré dans une très grande, excellente pâtisserie, on est tentés d’acheter tous leurs gâteaux !
Merci. Pour moi et pour tous ceux qu’inlassablement, les libraires passionnés par ces livres qui leur arrachent les bras mais font résonner les tambours du cœur, offrent à leurs clients et amis -lecteurs.

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*DEUXIEME GRAAL ! DANS LE SUPPLEMENT DU MONDE : LE MONDE DES LIVRES ,
un article de Jean Birnbaum.

Là, on est rouges de confusion !

les neuf de la rue Barbe, le Monde des livres

Bon, toute cette bonne presse nous est arrivée à un moment où librairies et bibliothèques, victimes d’un mauvais sort jeté par une sorcière nommée Virusse, étaient plongées malgré elles dans un sommeil profond. Elles tentent de se relever, c’est pas gagné, elles se sentent tout affaiblies… mais nous les aiderons, n’est-ce pas, elles nous ont si souvent aidés, elles…
C’est un peu malheureux pour notre série si bien partie, mais on espère que cela l’aidera bien pour la suite, ce deuxième volume que l’illustratrice termine de dessiner avec le même allant, le même talent, et qui doit sortir fin août ( si les livres ne sont pas confinés dès leur naissance !!).
En tout cas, on a été très fières, toutes, de ces belles distinctions dans l’univers très dense et très compétitif ( sniff sniff) des séries pour les enfants.
Je dis sniff sniff parce que je regrette toujours quand on m’explique que malheureusement il n’y a pas de place pour tout le monde sur les étagères non extensibles des librairies… Je reste une indécrottable naïve, souhaitant que chaque histoire -et partant chaque auteur et illustrateur- rayonne à sa place au soleil.
Soleil brillant dans les yeux des enfants, même les jours de pluie, chassant au loin les  » soleils noirs de la mélancolie ».