Bonne année 2006

 

Vous écrire comme on ouvre grand les bras

en tendres parenthèses et ne les refermer pas

vous écrire comme si de rien n’était le temps

et surtout pas ce brigand qui veut en nous tuer l’enfant

Vous écrire aujourd’hui dans le silence de la page

avec cette encre noire que j’aurais voulu bleue

dire à chacun de vous comme j’en aime les yeux

et que leur éclat accompagne mes voyages silencieux

Ils disent les jours s’en vont et les semaines

et que le coeur petit à petit est oublieux

surtout ne les croyez pas et mieux même

dîtes bonjour à chaque jour même le jour d’un adieu

Vous écrire donc comme on ouvre grand les bras

vous chuchoter « bonne année » sans trompette ni tambour

ma tendre parenthèse je ne la referme pas

pour que se poursuive la caresse encore demain et toujours.

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